
Mon Histoire / Mon Parcours
Depuis l'enfance, j'ai baigné dans l'invisible. Les épisodes médiumniques ont commencé très tôt, et j'ai grandi au milieu de ce monde là, entre les histoires de ma grand mère et les pratiques de mon grand père. Sans que je m'en rende compte, tous les deux étaient déjà en train de me transmettre. J'ai toujours touché cet univers.
À dix ans, j'étais déjà suivie par une énergéticienne. À quatorze ans, mes capacités ont été endormies, parce qu'elles devenaient trop lourdes et trop dangereuses à porter à cet âge. Elles se sont rouvertes entre 2017 et 2018, quand j'étais enfin prête à les tenir.
Mais dès l'enfance, une autre chose s'était installée, une peur qui allait me suivre longtemps. J'étais déjà dans l'ombre des autres. Même quand les idées venaient de moi, même quand c'étaient mes actions, je n'étais jamais nommée. Je subissais le mouvement, et quand il ne me convenait pas, je baissais la tête, parce qu'il fallait que je me fasse petite et que je porte les bagages de tout le monde. J'ai grandi trop vite, trop tôt.
Cette peur, je l'ai portée des années. Je me cherchais, alors je suivais les conseils, les avis, le regard des autres, parce que le leur me semblait toujours plus juste que le mien. Je marchais sur un chemin, mais c'était le leur.
J'étais celle qu'on appelait quand quelqu'un avait besoin d'aide. Les oreilles qui écoutaient, la bouche qui conseillait, le corps qui portait la charge des autres. Je finissais toujours par régler les problèmes à leur place. Sans m'en rendre compte, j'avais installé une manière de fonctionner qui reposait sur cette même peur, celle de ne pas exister. J'existais à travers la place qu'on m'attribuait. Ma sécurité était tenue par les autres. Ma valeur aussi. Et petit à petit, ma confiance s'est éteinte, parce que le jour où il n'y avait plus de besoin extérieur, je n'avais plus de rôle. Et sans rôle, je n'étais plus rien.
En 2019, j'ai commencé à pratiquer, bénévolement, pour ceux qui m'entouraient. Mais j'étais encore prise dans les croyances et la dépendance. On m'avait appris à gérer mes capacités, jamais mes blessures. Alors je pratiquais comme on m'avait dit de le faire, je prenais mes références chez les autres, je demandais des avis, incapable de valider seule quoi que ce soit tant que l'extérieur ne l'avait pas validé pour moi.
En 2021, j'en ai fait mon métier. Et pourtant, la claque est venue. Plus aucun plaisir. Le même schéma s'était réinstallé, les gens venaient pour que je règle les choses à leur place. Ils ne voulaient pas comprendre, ils voulaient une solution. Et moi je me sentais vivante, parce que sollicitée, utile. Mais vide. Le plaisir est parti, et à sa place sont venues la fatigue, la maladie, l'isolement. Je ne savais plus. Tout perdait son sens. Alors même que j'aimais profondément ce que je faisais.
La vraie prise de conscience est arrivée quand j'ai vu que je n'avais plus de vie à moi. Le peu qui restait était routinier, mes journées se ressemblaient toutes, et mon seul refuge était mon travail, ce même travail qui déclinait lui aussi. J'ai pris une décision, m'éloigner de tout et de tous. Prendre du recul. Comprendre qui j'étais, non pas par rapport à tout ce fatras, mais vraiment, une fois que j'aurais enlevé tout ce qui me définissait.
C'est là, fin 2021, que le vrai travail a commencé. Un travail profond sur moi, qui a duré plus d'un an et demi. Je cherchais des réponses que la médiumnité seule ne me donnait pas, parce qu'on m'avait appris à gérer mes capacités mais jamais mes blessures. C'est dans cette recherche qu'est venue ma formation, dans une école holistique au Brésil, une terre profondément ancrée dans les traditions énergétiques et spirituelles, aboutie en 2023. Elle n'a pas créé ma sensibilité, elle a structuré ce que je portais déjà depuis l'enfance. Et c'est là, dans ce travail, que tout mon travail psycho énergétique est né. Si aujourd'hui je tiens mes séances et j'obtiens ces résultats, je le dois à mon propre apprentissage, pas à ce qu'on m'avait montré.
Ce qui a été le plus dur à comprendre, c'est que sans rien, je n'existais pas.
Alors j'ai tout repris à zéro. Qui suis-je. Petit à petit, une autre identité est remontée. Une que j'avais gardée au fond d'un placard, parce que je savais que si elle sortait, plus rien ne serait comme avant. Je ne pourrais plus être celle que le monde connaissait. Elle était plus ancrée, plus sereine, plus forte, plus directe. Plus égoïste aussi, je l'avoue. J'ai eu du mal à l'accepter. Et je me disais, si moi j'ai du mal, alors les autres, ce sera pire. Je vais tout perdre. La même peur, encore.
Puis je lui ai laissé de la place. Je lui ai fait confiance. Je l'ai laissée grandir en moi. Et à mesure qu'elle grandissait, je me sentais différente. Je voyais les choses autrement, je les entendais autrement. Autour de moi, tout s'est mis à bouger. Le tri s'est fait de lui-même. Certains se sont éloignés, d'autres sont partis, très peu sont restés.
Mon attitude a changé. Je ne cherchais plus à être celle dont on a besoin. J'ai arrêté de régler les problèmes des autres. À la place, je réveille en eux leur propre potentiel, pour qu'ils apprennent à le faire eux mêmes. Mon quotidien a changé, et mon travail avec.
Je ne vais pas mentir, j'ai encore traversé des périodes de doute. Des moments où je me demandais comment j'allais m'en sortir, où j'ai failli tout arrêter pour chercher un autre métier. Mais à chaque fois, quelque chose me disait, reste, tu es sur le point de faire autrement. Le chemin a été long, dur, pénible, sinueux. Il en valait la peine.
Aujourd'hui, ma métamorphose opère. Je n'ai plus besoin de prouver ni de me justifier. Je n'ai plus besoin de m'accrocher pour aider. Mon travail, je le fais à travers ce que mon propre parcours m'a appris. Ce n'est pas un copier coller de ce que font les autres. C'est le mien. C'est ce qui le rend unique. Et parfois, la différence fait peur, c'est vrai.
C'est vrai aussi que je n'ai plus une grande partie de ma clientèle d'avant. Au début, ça me faisait peur. Aujourd'hui, je sais que pour que du nouveau arrive, il faut faire le tri, laisser partir. C'est la plus belle preuve d'amour que je puisse leur offrir, leur permettre de trouver une aide qui leur correspond mieux.
Moi, je continue mon envol. Présente, mais libre.
Je me sens enfin moi.
Et je suis prête à transmettre ce que j'ai appris. Pas pour créer de la dépendance. Pas pour faire du bien, être valorisée ou reconnue. Mais pour laisser une trace, pour celles et ceux à qui ça servira.
Si mon histoire fait écho en toi, et que c'est de cette façon là que tu veux te retrouver, alors oui, je peux t'aider. Mais si tu cherches quelqu'un pour faire le travail à ta place, ce n'est pas avec moi que tu le feras.
Je ne suis ni plus ni moins que toi.
Ce que je possède, ce que j'ai pris, ce que je maîtrise, tu l'as aussi, à ta manière, selon ton histoire, ton parcours, et ce que ton âme est venue chercher.
Parfois c'est endormi, parfois absent, parfois ça a juste besoin d'exister.
Mon travail, c'est ça, réveiller en toi ce que tu es déjà, pour que demain tu existes par toi même, sans avoir besoin de moi ni de personne.

